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Article "Art des grottes, pariétal ou paléolithique"
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Art des grottes, pariétal ou paléolithique
Découverte de l'art pariétal

Peinture Musée

Tapi au fond des grottes, l'art pariétal, invisible, attend un rayon de lumière pour pouvoir s'exprimer...
Pour le contempler il faut parfois parcourir des centaines de mètres sous terre en apportant sa propre source de lumière.
Sans les techniques d'éclairage d'aujourd'hui, l'homme préhistorique devait surmonter ses peurs et faire le même chemin dans une obscurité angoissante...
Il utilisait parfois les aspérités des parois pour mettre en relief ses représentations...

Les premières découvertes.

En 1878 un gentilhomme espagnol Marcelino Sanz de Sautuola, retour de l’Exposition universelle de Paris où il a été impressionné par la section préhistoire, décide d’explorer une grotte découverte peu de temps auparavant, sur ses terres, par des chasseurs, ce sera Altamira. L’entrée est obstruée, elle doit être déblayée mais rapidement apparaissent des os d’animaux et des silex taillés analogues à ceux observés à Paris. De Sautuola revient sur son chantier et l’année suivante sa fille Maria, âgée de 5 ans seulement, qui l’accompagne, découvre les peintures du grand plafond . Malgré sa faible expérience, il perçoit bien l’ancienneté des peintures et publie sa découverte l’année suivante, en 1880, à Santander. Il ne rencontre que mépris et incompréhension. Les rares échos que suscite son travail sont négatifs, soit les peintures datent du moyen-âge, soit, pire encore, il s’agit d’une supercherie. Peu de préhistoriens font le déplacement, tous sont hostiles, seul un géologue espagnol Juan Vilanova y Piera tente, en vain, de défendre le dossier. Finalement l’affaire tombe dans l’oubli. Mais peu à peu les pièces mobilières gravées découvertes en stratigraphie se multiplient.
En 1895 l’exploration de la grotte de La Mouthe, après désobstruction, révèle des gravures pariétales, en 1901 les grottes de Combarelles et de Font de Gaume montrent des gravures et des peintures partiellement recouvertes d’un voile de calcite, preuve de leur ancienneté. En 1902 Emile Cartailhac, jusque là opposé à l’existence d’un art préhistorique, publie dans L’Anthropologie un article retentissant : « Mea culpa d’un sceptique ». Désormais la voie est ouverte et les découvertes vont se succéder pratiquement sans arrêt jusqu’à nos jours : 1912 Le Tuc d’Audoubert, 1914 Les Trois Frères, 1940 Lascaux, 1956 Rouffignac, 1970 Tito Bustillo, 1989 Cosquer, 1994 Chauvet, pour ne citer que les plus retentissantes.

Datation des oeuvres

L’apparition et le développement de l’art pariétal constituent le grand événement du paléolithique supérieur. Classiquement l’art apparaît vers –35000 ans à l’Aurignacien puis se développe jusqu’à une apogée au Magdalénien aux environs de –13000. Il régresse ensuite rapidement pour disparaître complètement vers – 8000. Cette perspective est modifiée depuis peu, la datation directe par SMA donne en effet, après calibration, un âge de – 35000 pour des œuvres très élaborées de la grotte Chauvet. Dès le début de la période artistique, à l’Aurignacien, il existait donc un art pariétal très accompli.

Les principaux sites d’art pariétal se situent en France et en Espagne. En France il existe trois régions principales : le Périgord : Lascaux, Font de Gaume, les Combarelles, Rouffignac… les Pyrénées : Niaux, le Tuc d’Audoubert, les Trois Frères, Gargas… et la vallée du Rhône : Cosquer, Chauvet… A cette liste viennent s’ajouter quelques sites isolés, Arcy sur Cure dans l’Yonne, Gouy sur la basse vallée de la Seine, Angles sur l’Anglin dans la Vienne, Pair-Non- Pair en Gironde. En Espagne les principaux sites sont groupés en Espagne Atlantique : Altamira, Tito Bustillo, Covalanas… des sites moins nombreux sont également connus dans le centre : Atapuerca, Casares et dans le sud : La Pileta, Ardales… Quelques grottes ornées du paléolithique sont connues en Italie, surtout au Sud : Romanelli, Levanzo, Adduara.


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